Actualité du Dico du C.I.

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Le fret routier "s'ubérise" !

Le terme « ubérisation » n’est pas près de disparaître des médias et du vocabulaire socio-économique !
En effet, après un début très discret en décembre 2016, la société UBER se lance officiellement sur un nouveau créneau, celui du transport routier de marchandises. Si la nouvelle plateforme « Uber Freigth » est opérationnelle depuis le 26 décembre dernier, le véritable lancement s’est fait en avril 2017.
Uber freight est une application pour smartphone qui s’utilise sur le même principe qui a fait le succès de la société américaine : Rapprocher l’offre et la demande du secteur du transport de marchandises. Concrètement elle met en relation chauffeur de poids lourds et clients potentiels chargeurs.
Certes, le concept est moins novateur que pour le secteur du transport de la personne. On a déjà, effectivement, sur le marché du fret routier un système de « marketplace » logistique qui utilise le même principe. Mais l’arrivée du géant américain sur ce marché risque tout de même de perturber les habitudes. En proposant un accès direct aux besoins des chargeurs, cette application remet en question le rôle des grands « Freight Forwarders » en permettant aux petites structures de jouer un rôle plus conséquent sur ce secteur d’activité.
Enfin pour se positionner sur le marché, Uber promet une facturation et un paiement en quelques jours et sans frais, la pratique étant plutôt à 30 jours au mieux, et même un dédommagement en cas de retard de la part du client.
Pour l’instant l’innovation n’est présente qu’aux Etats-Unis.
Il est intéressant de rapprocher ce lancement de l’acquisition qu’a pu faire Uber à l’automne dernier, la société américaine OTTO. Rappelons qu’OTTO a créé un kit qui permet de rendre n’importe quel camion autonome ! Un test de livraison avait d’ailleurs été effectué avec les bières Budweiser durant laquelle le chauffeur n'était intervenu que pour les manœuvres au départ et à l’arrivée du trajet. (voir l'article du Dico sur ce sujet : http://www.glossaire-international.com/blog/uber-et-ses-camions-sans-chauffeur.html).

Il est fort à parier qu’UBER propose à moyen terme une offre qui risque de révolutionner le secteur de la logistique.

 

 

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La Chine ressuscite la "Route de la Soie" !

Quand on parle des origines du commerce international, on a beaucoup de difficultés à dater les premiers échanges entre nations. Incontestablement la « Route de la Soie » qui désigne un réseau ancien de routes commerciales entre l'Asie et l'Europe qui remonte à plus de 2000 ans avant notre ère, fait partie de cette histoire.
C’est cette route mythique qui revient aujourd’hui sur le devant de la scène « commerce international ».
Le 14 mai dernier, la Chine ouvrait à Pékin un sommet de deux jours consacré au projet de nouvelle Route de la soie. Connu sous le nom projet OBOR (« One Belt, One Road »), ce projet titanesque englobe 68 pays représentant 4,4 milliards d’habitants et 40 % du PIB mondial.
A travers ce projet, la deuxième puissance économique mondiale aspire à moderniser les réseaux commerciaux entre l’Europe et la Chine, tout en investissant au passage dans toutes les régions (Asie, Moyen-Orient et Afrique), qui peuvent se trouver sur le tracé virtuel de cette "route de la soie", version XXIe siècle.
Grâce à l’OBOR avec1 000 milliards de dollars d’investissements déjà promis dans des projets autoroutiers, énergétiques, ferroviaires et portuaires et plusieurs trillions encore à investir, la Chine cherche à tisser des relations privilégiées avec l’Eurasie comme avec l’Afrique.
Ce sommet qui a duré 2 jours, s’est achevé sur une déclaration commune signée par 30 pays. Vingt-neuf chefs d’État et de gouvernement étaient présents, dont Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, et une centaine de pays étaient représentés. La Chine a annoncé à l’issue du sommet que 68 pays étaient désormais officiellement associés au projet, et que 270 accords de coopération avaient été signés. Le président Xi Jinping compte faire de ce sommet un rendez-vous annuel au même titre que Davos.
Grand absent (ou quasi-absent) des débats, l’Union européenne !
L’UE, méfiante sur les raisons et conséquences d’un tel projet n’a envoyé qu’un petit nombre de chefs de gouvernement et n’a pas signé la déclaration finale commune. 
La réalisation de ce programme, que certain n’hésite pas à comparer à un plan Marshall mondial du 21ème siècle, entraîne des craintes sur l’hégémonie d’une supra-puissance économique, la Chine, comme ce fût le cas avec les Etats-Unis en son temps.

Affaire à suivre….

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Etats-Unis / Chine, « je t’aime moi non plus… »

Après avoir menacé la Chine des pires représailles économiques, les avoir désignés comme un ennemi des Etats-Unis, il semble que le Président américain a décidé de mettre de l’eau dans son vin !
En effet, selon l’AFP, Washington et Pékin ont conclu dans la nuit de jeudi à vendredi un accord commercial dans plusieurs domaines, de l'agroalimentaire à la finance.
Selon le texte, le géant asiatique autorisera d'ici la mi-juillet les importations de bœuf américain. Pékin avait déjà envisagé en septembre une levée partielle de son embargo, mis en place en 2003, sur la viande bovine américaine. En contrepartie, a cette même date, les Etats-Unis ont annoncé qu'ils autoriseraient les importations de volaille cuisinée chinoise.
Pékin a également accepté de prévoir des directives permettant aux services américains de paiement par carte « de commencer le processus d'obtention de licence » dans un secteur où le système de paiement du chinois UnionPay est en position de quasi-monopole.
Cette entente constitue une relative surprise sur la planète « commerce international » avec un Donald Trump qui avait opté depuis le début de son mandat pour la confrontation avec la Chine de Xi Jinping.
Cependant devant les objectifs annoncés, le Président américain devait atténuer les tensions entre les géants mondiaux. Rappelons qu’il s'est engagé début 2017 à agir pour réduire le déficit commercial abyssal entre les deux premières puissances mondiales, qui a atteint près de 350 milliards de dollars en 2016.
Il est annoncé que les négociations vont se poursuivre et s'étendre sur d'autres secteurs.

Si ce rapprochement ne peut être qu'un signe favorable pour l'économie mondiale, il faut quand même précisé que cet accord ne concerne pas les domaines économiques "sous tension" entre les deux pays, comme par exemple l'automobile ou l'acier. 

A bon entendeur...

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