Evolution de la protection des indications géographiques agricoles

Les 28 délégations membres de l’Arrangement de Lisbonne, dont la France, ont entériné à l’unanimité le 21 mai 2015 à Genève l’extension du système international de protection et d’enregistrement des appellations d’origine aux indications géographiques.

Cette extension est un progrès majeur pour le développement des indications géographiques au plan international : à l’avenir, elles bénéficieront d’un haut niveau de protection sur les territoires des 28 Etats membres de l’accord. Par ailleurs, les pays qui ont mis en place un système national de protection d’indications géographiques, mais pas d’appellations d’origine, pourront adhérer à l’Arrangement de Lisbonne révisé, permettant ainsi une meilleure diffusion et visibilité de ces outils au plan international.

La France, qui fait partie des signataires, ne s’y est pas trompée qui défend une reconnaissance internationale des indications géographiques, pour renforcer ses producteurs de vins, champagne, fromages et autres foie gras. 

Pour la France, les indications géographiques sont en effet synonymes « de qualité pour le consommateur et de lien avec un lieu de production ». Les producteurs, eux, voient leurs revenus sécurisés «  via la vente de produits à forte valeur ajoutée », ce qui contribue aussi à préserver le dynamisme « des territoires et en particulier des zones rurales, y compris dans les pays en développement » tout en favorisant «  leur insertion dans le commerce international via une protection accrue contre les usurpations ».