La France reste une cible attractive pour les IDE.

En 2014, la France demeure la première destination européenne pour les sites industriels, mais ne parvient plus à rivaliser avec ses voisins européens pour attirer des sièges sociaux (5ème destination européenne, 3ème en 2012). Cependant, elle paraît très bien positionnée dans les industries du futur, principalement le numérique. 
En effet, avec 608 projets, (soit +18% par rapport à 2013), la France est la troisième destination européenne des investissements étrangers en 2014 derrière le Royaume-Uni (887, +11% ) et l’Allemagne (763, + 9%). La France attire davantage de projets industriels mais les créations d’emplois diminuent ( -11%) alors que la tendance européenne est inverse (+12% en moyenne de création d’emploi) .

Ce phénomène peut s’expliquer par le fait que les investissements que reçoit la France sont davantage des extensions de sites (80%) peu créateurs d’emplois, plutôt que des investissements nouveaux. La France reste encore trop prisonnière de sa mauvaise réputation en termes de compétitivité (coûts trop élevés et droit français trop complexe).

Néanmoins, l'hexagone à des atouts à faire valoir auprès des investisseurs étrangers, notamment autour de trois axes : la capacité d’innovation, l’attractivité des talents et le mix énergétique.  Ces trois atouts devraient permettre à la France de se repositionner à l’échelle mondiale ces prochaines années.

Si la France a raté le virage des BRICS (qui préfèrent largement le Royaume-Uni ou l’Allemagne pour une première implantation européenne, ce qui est notamment le cas des groupes chinois), elle paraît bien armée dans les industries du futur : numérique en tête.

Source : Rapport annuel d’Ernst & Young, réalisé sur l’ensemble de l’Europe, soit 43 pays.

Projets d'implantation