Volkswagen, ou comment ruiner une réputation mondiale...

Tricher sur les tests anti-pollution alors qu'on axe toute sa communication produit autour du "clean diesel" et qu'on appartient au fleuron d'une industrie allemande reconnue pour son respect de l'environnement, c'est une stratégie vraiment risquée. C’est d’autant plus absurde que la tendance marketing des grands groupes au niveau mondial s’articule autour du « green washing ». N’oublions pas que nous sommes à quelques semaines de la Conférence sur le Climat à Paris (COP 21).

La punition ne s’est pas faite attendre pour Volkswagen et ce à l’échelle de la planète puisque dès lundi, le groupe Allemand enregistre une perte de 15 milliards d'euros de capitalisation boursière et l'action a continué de plonger de 20% mardi à Francfort. La réplique se fait sentir sur l'ensemble de la filière automobile qui a vu ses actions dévisser à Francfort et à Paris.

Ce qui choque profondément l'opinion, ce n'est pas tant que Volkswagen commercialise des voitures polluantes (puisque tout le monde est d’accord pour dire qu’une voiture et encore plus un diesel pollue de toute façon) mais l'énergie que les dirigeants ont déployée pour contourner les règles américaines à travers un logiciel qui a instruit un mensonge à l'échelle planétaire, et ce dans un domaine qui a trait à la santé publique : l'air qu'on respire.

L’ampleur de la tricherie est également un élément qui choque l’opinion, puisqu’il est avéré que Volkswagen a manipulé les tests d'émission de polluants entre 2008 et 2014 aux Etats-Unis, au moyen du programme informatique gérant le moteur. Cela toucherait plus de 11 millions de véhicules sur la planète !

Il est certain que le bénéfice annuel de 2014, 200 milliards d’euros, va en subir les conséquences, reste à savoir à quelle hauteur.....