La boutique en ligne, un passeport pour l'international !

Créer sa boutique en ligne pour faire de l’export, oui c’est possible !
Par définition internet n’a pas de frontière et le simple fait de créer sa boutique en ligne fait qu’on est automatiquement et qu’on le veuille ou non présent à l’international.

Cet état de fait, qui est une évidence, n’est pourtant pas si simple à appréhender.
Mode opératoire pour e-entrepreneur ayant des envies d’international…

Nous partirons du postulat que l’idée de départ de votre business existe et à éventuellement déjà fait ses preuves au niveau national. Maîtriser son marché national avec un business plan efficace et une certaine notoriété est un avantage (voir un indispensable) pour se lancer à l’extérieur de nos frontières.

Néanmoins il est possible de n’avoir que l’idée et d’avoir tout de suite des ambitions internationales pour créer son affaire.
La suite de cet article fait un focus sur deux aspects du e-commerce international :

  • un environnement propice à l’internationalisation du e-commerce ;
  • La boutique en ligne.
     

Un environnement international propice au e-commerce :

La première chose à savoir, c’est que le e-commerce bénéficie d’un environnement politico-juridique favorable à son développement au niveau international mais plus précisément au niveau européen.
En effet, il existe depuis quelques années une réelle dynamique pour développer le e-commerce au niveau de l’UE.
Proposée par la Commission européenne en 2015, la stratégie pour un marché unique numérique a jeté les bases d'une société numérique européenne unie et durable. Plusieurs faits marquants ont suivi en 2016 et 2017 :

  • la suppression des frais d'itinérance
  • la modernisation de la protection des données
  • la portabilité transfrontière des contenus en ligne
  • l'accord visant à libérer le potentiel du commerce électronique en interdisant le blocage géographique injustifié.
  • Dans les années à venir la stratégie vise à développer encore l'économie numérique de l'UE et à supprimer les obstacles réglementaires entre les États membres.

N’oublions pas que l’UE c’est 264 millions d’e-acheteurs !

Maintenant entrons dans le concret.

Créer sa boutique en ligne :

Même si internet vous permet d’être dans le monde entier en 1 clic, il est préférable de viser des pays précis tout simplement pour vous ADAPTER.
« L’adaptation » est en fait le concept clé pour réussir à l’international.

Mais à quoi faut-il s’adapter ?

D’abord une évidence : Votre offre correspond-elle à un besoin du pays ciblé sans aucun changement ou une adaptation du produit est-elle nécessaire pour intéresser le consommateur étranger ? Attention aux normes (électrique par exemple pour l’Angleterre), au goût (sucré, salé selon les pays), à la culture en général ! Une bonne étude pays peut être utile pour être certain que son produit correspond à une attente.


Deuxième point, le site ou la boutique en ligne. Certes les habitants de tous les pays achètent maintenant sur internet. Oui mais comment ? Pour réussir à l’international en e-commerce, il y a deux possibilités :

Soit on utilise un seul et même site pour tous les pays. Dans ce cas on utilise la langue internationale, l’anglais, pour tout le site ou on fait la traduction de pages, articles en langue étrangère ;

Soit on crée un site propre au(x) pays ciblé(s). Effectivement créer une boutique en ligne est aujourd’hui extrêmement simple.
Une multitude de prestataires de services propose des outils de créations performants, facile à mettre en œuvre et qui permettent donc de créer une boutique en ligne adaptée à chaque zone de marché visée pour l’adapter à ses spécificités.

Comment adapter une boutique en ligne ?

En dehors de l’offre et de la langue déjà cité ci-dessus, l’adaptation de la boutique doit se faire sur des aspects plus marketing comme :

Le moyen de paiement : si le e-acheteur français est très attaché à la carte bancaire « Visa », « Mastercards » … ce n’est pas le cas dans tous les pays, il faut donc se renseigner sur les habitudes de paiement et s’y adapter ;

Les CGV (Conditions générales de vente) : Si rien n’oblige à les traduire, cela semble préférable. Par contre il faut adapter les CGV en termes de législation au pays visé (ex, la TVA).

Le nom de marque : Il existe de nombreuses stratégies de marque pour un projet d’internationalisation. Il serait bien trop long de tout aborder ici. La précaution à prendre est de se poser la question du sens de sa marque dans la langue étrangère et faire attention à ce qu’il n’y a pas une connotation négative par exemple. Attention au jeu de mots…

Le logo : Idem, doit-il être adapté, modifié ? Il faut se poser la question de l’adaptation au pays. Chez certain prestataire on peut très facilement créer un logo gratuit. Alors pourquoi se priver d’une adaptation…

Le mode de livraison et les retours pour du SAV : Si les frais de livraison sont un des principaux facteurs d’abandon de panier au niveau national, ils le sont d’autant plus pour les ventes à l’étranger. Il faut donc prendre en compte vos coûts de livraison, les coûts pour l’acheteur et surtout le cas du SAV doit être envisagé.

 

Bref, si s’internationaliser grâce à une boutique en ligne semble à porté d’un simple clic, il y a, en dehors des considérations techniques liées au site lui-même, un grand nombre de points sur lequel l’entrepreneur doit se pencher pour espérer réussir.