Klubb, à contre-courant du Brexit !

Après le referendum en 2016 qui a décidé de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, peu d’entreprises, notamment les PME et ETI, ont parié sur le marché anglais.
Manque de visibilité sur la période post Brexit, trop d’incertitudes, peur des obstacles douaniers et fiscaux… Pourtant certaines entreprises ont décidé d’aller de l’avant malgré la tendance et de s’intéresser malgré tout au marché du Royaume-Uni. C’est le cas de Klubb, spécialiste de la nacelle élévatrice, basé en Seine-et-Marne, qui a profité de cette période pour réaliser sa première acquisition outre-Manche !

Retour sur un bel exemple de stratégie proactive dans un environnement très incertain.

Klubb

Un leader européen !

KLUBB France (anciennement dénommée TIME France SAS) est une société de KLUBB Group, groupe familial qui capitalise sur plus de 20 ans d’expérience dans le marché de la nacelle élévatrice.
Avec un chiffre d’affaires de plus de 104 M d’euros et plus de 400 collaborateurs, KLUBB Group, dirigé par Julien Bourrellis, est une des sociétés les plus importantes du secteur en Europe.

L’entreprise est d’ailleurs leader en France sur le marché de la nacelle sur véhicule et distribue actuellement plus de 1400 produits par an. Enfin, on peut signaler que Klubb France a reçu un diplôme d’excellence de la BPI pour récompenser sa contribution globale à l’emploi.

L’international, souvent une histoire d’opportunité à saisir...

On dit souvent que l’internationalisation d’une entreprise est faite d’opportunités à saisir... c’est effectivement le cas pour Klubb.
En 2018, le dirigeant apprend que son distributeur en Angleterre, CPL, est sur le point d’être revendu à des Sud-Africains. Un rachat qui pourrait se traduire pour le groupe français par la fin de l’aventure outre-manche. Cette petite entreprise de 45 personnes, créée en 2011 et installée à Kettering dans le Northampshire, est en effet la seule porte d’entrée de Klubb sur le marché britannique qui est très important pour ce secteur d’activité.
C’est là que Julien Bourrellis, Pdg de Klubb, décide de prendre en main le destin de son entreprise et de se porter acquéreur de son partenaire anglais et ce malgré le Brexit et des banquiers réticents à l’idée.
Sa décision repose sur une analyse logique, «Il faut différencier les aspects macro et microéconomiques en ce sens que ce qui se passe au niveau d’un pays ne vaut pas forcément pour la PME industrielle d’une petite ville du centre de l’Angleterre ». Il considère, sans doute à juste titre, que Brexit ou non, les Anglais auront toujours besoin d’élaguer des arbres, de changer les ampoules de l’éclairage publique, de réparer des lignes électriques et donc de nacelles élévatrices.
Cependant, avec le retour à des frontières entre la France et le Royaume-Uni et la crainte de taxes douanières, le dirigeant s’attend à des répercussions sur son activité. Toujours prévoyant, Klubb a d’ailleurs déjà prévu d’expédier un stock de pièces en Angleterre avant fin décembre.

 

La morale de cette expérience est bien de dire que certes le Brexit impactera de façon importante les échanges entre la France et le Royaume-Uni, mais aussi que des initiatives sont toujours possibles !