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La Toussaint, Halloween, est-ce pour tout le monde ?

Comme bien souvent à l’occasion d’un événement calendaire, Le Dico en profite pour faire un point sur cet événement au niveau mondial. On ne le rappellera jamais assez, la réussite en marketing international passe avant tout par une connaissance, une compréhension des cultures différentes.

En France, depuis vendredi 20 novembre au soir, c’est les vacances de la Toussaint. Mais est-ce que la Toussaint existe partout dans le monde ?

Petit rappel : La Toussaint est une fête religieuse (catholique) qui fête tous les saints et qui se célèbre le 1er novembre, la veille du jour de la commémoration des défunts, le 2 novembre, où l’on prie pour les morts. 

Il faut donc différencier les deux événements : Toussaint (1er novembre) et fête des morts (le 02 novembre, en France).

  • En Europe, le jour de la Toussaint est férié dans différents pays comme la Hongrie, l'Espagne, la France, le Luxembourg, l'Italie, l'Autriche ou le Portugal. Par contre, dans les pays marqués par l'orthodoxie (Serbie, Russie, Grèce et Roumaine) ou ceux marqués par le protestantisme (Danemark, Pays Bas, Irlande, Finlande, Allemagne, Suède ou Angleterre), le jour de la Toussaint n'est pas férié.
  • Au Danemark, la Toussaint est appelée "Allehelgensdag", le jour de tous les saints. Cette fête est célébrée lors du premier dimanche du mois de novembre.
  • En Suède, il est de coutume d'aller se recueillir pendant cette journée. Pour ce faire, la plupart des suédois prennent un jour de congé. La coutume veut que l'on dépose des couronnes et des fleurs sur les sépultures. À cette occasion, des bougies ou des cierges sont aussi allumés sur les tombes.

En fait, dans le monde, on fête quasiment partout les morts mais pas forcément la Toussaint, c’est pour cette raison qu’il est important de connaître la différence entre les deux. Les dates ne sont pas toujours les mêmes, ni la façon de célébrer, mais sur tous les continents il existe un moment où les populations se retrouvent pour rendre hommage aux défunts.

Quid d’halloween ? Un petit point sur cette tradition qui a une ampleur internationale mais qui véhicule beaucoup de fausses idées. D’abord l’origine d’Halloween n’est pas les Etats-Unis ! Halloween est une fête celtique qui trouve ses origines en Irlande il y a plus de 2500 ans avec la fête du prince des morts Samhain (lors de la nuit de Samain). Cette fête célébrait la fin d’année, donc le nouvel an et à cette occasion, les Celtes pensaient que la frontière entre le monde des morts et celui des vivants était ouverte. Les esprits en profitaient pour rendre visite aux vivants. On comprend mieux le pourquoi des déguisements…
Ce n’est qu’au XIXème siècle que cette fête fût exportée aux Etats-Unis par les irlandais qui fuyaient massivement la Grande famine.
Petit à petit Halloween est fêté dans de nombreux pays anglo-saxons : Etats-Unis, Canada, Australie, Irlande, Grande-Bretagne…

Dans le reste du monde, c’est très variable. Cette tradition s’est plus ou moins implanté en France et dans d’autres pays à des degrés divers. Cependant, dans beaucoup de contes, légendes, traditions de pays du monde, on trouve des « histoires » qui peuvent avoir des points communs avec Halloween : la mort, les esprits, la rencontre avec les vivants…
Compte tenu de l'importance des religions dans le monde (toute religion confondu) avec la référence à un Dieu, à un "après la vie", ces célébrations ont beaucoup d'adeptes. Saviez-vous que seulement 16 % de la population mondial (environ) n'a pas d'affiliation religieuse ?

Pour conclure sur ce sujet, la référence aux défunts est un phénomène mondial. Certes à des degrés très différents, des pratiques différentes et des dates différentes. Il est important de s’informer de cet aspect lorsqu’on s’intéresse à la culture d’un pays avec l’ambition de commercer avec lui. Cela peut éviter de commettre des erreurs qui peuvent parfois être difficile à rattraper !

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Le marché mondial du beurre sous tension !

C’est un bel exemple de la loi de l’offre et de la demande que nous apporte le marché mondial du beurre !
En effet, ce simple mécanisme du marché qui veut que quand l’offre devient inférieure à la demande ou tout du moins quand la demande augmente alors que l’offre baisse, les prix ont tendances à s’envoler. C’est ce qui risque de se passer avec le prix de notre petit croissant du matin et de toutes les viennoiseries !

Explications :

La crise du beurre, (le mot n’est pas trop fort pour décrire l’état actuel de ce marché) est due à la concordance de plusieurs phénomènes.

D’un côté on trouve une demande mondiale de beurre qui augmente de façon importante (+ 5% sur les 12 derniers mois). Cette croissance s’explique notamment par un appétit grandissant pour les pâtisseries et autres viennoiseries dans le monde, surtout en Asie. Ensuite on a un regain d’image de la plaquette de beurre en matière de santé dans les sociétés occidentales.
En effet, suite à une étude scientifique américaine sur les qualités nutritionnelles du beurre, la consommation de ce dernier ne représente pas une augmentation du risque de maladies cardio-vasculaires qu'on lui a longtemps attribué. Pas plus qu'il n'est responsable de votre taux trop élevé de cholestérol. Cette réhabilitation de la matière grasse cumulée à une diabolisation croissante de l'huile de palme pour des raisons de santé publique mais aussi d'écologie en lien avec la déforestation a entraîné un changement de comportement.
Exemple de conséquence, Aux Etats-Unis, McDonald's procède à un revirement total de ses méthodes de cuisine pour n'employer que le beurre au détriment de la margarine. « Ce changement de stratégie du géant de la restauration rapide a généré un surcroît de demande de 20.000 tonnes de beurre en plus chaque année. Et les autres industriels et restaurateurs américains n'ont pas manqué de suivre ", explique Gérard Calbrix, directeur des affaires économiques de l'Association de la transformation laitière française (Atla).
Ce serait une tendance de fond qui se dessine sur la scène mondiale.  Dans les pays émergents, la demande explose elle aussi. En 2016, avec 162.000 tonnes de beurre européen exportées, les ventes à l'étranger n'ont jamais été aussi élevées depuis 2010. Eurostat pointe une hausse de 11 % en 2016 vers les Etats-Unis, de 34 % vers l'Arabie saoudite, de 72 % vers le Maroc, de 64 % vers le Japon, de 109 % vers l'Iran et... de 173 % vers le Canada. La Chine, à elle seule, a augmenté ses commandes de 23 %, dont la moitié environ provient de France.

Du côté de l’offre, c’est l’inverse, elle diminue de 5% sur les dix derniers mois ! Un climat européen peu favorable à la production (une sécheresse nuisible aux fourrages) ; des producteurs qui ont préféré se tourner vers une production plus rémunératrice comme le fromage ; des investissements dans les installations en diminutions….

Un marché déséquilibré qui a pour conséquence de voir le prix du beurre s’envoler. Sur les 20 derniers mois la hausse atteint 200 %, avec une tonne qui passe de 2 500 euros en avril 2016 à 8000 euros fin septembre.
Résultat pour nous français, plus gros consommateurs de beurre au monde avec près de 8 kilos par an (0,1 kg pour un Chinois…), les rayons se vident !
Certes, la raison de cette conséquence visible dans nos magasins est plus liée à un conflit entre la grande distribution et les producteurs : Face à la flambée des prix, les grandes surfaces ont refusé d'ajuster leurs prix et donc d’acheter plus cher le beurre aux producteurs (dans la grande distribution, les prix des produits sont fixés une fois par an, en février). De ce fait, les fournisseurs ont cessé de livrer les grandes surfaces.

Le prix du croissant s envole les boulangers craignent une penurie de beurre

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Qui a dit que les langues étrangères étaient un problème ? Pas Google !

Pour ce dimanche le Dico du commerce international vous parle d’un sujet qui peut redonner le sourire aux nombreux exportateurs (et étudiants) qui ont des difficultés à parler autre chose que la langue de Molière. En effet, comme on le sait tous l’une des difficultés des entreprises françaises pour l’export c’est la maîtrise de(s) langue(s) étrangères(s). Quasiment incontournable pour réussir sur un marché étranger, savoir parler une langue étrangère est un point faible pour les français.

Alors, comme dans beaucoup d’autres cas, les géants de la technologie volent à notre secours. Là, c’est Google qui a présenté mardi dernier lors de sa conférence de rentrée, les Pixel Buds !

 C’est quoi des Pixel Buds ?

Ce sont des écouteurs sans-fil Connectés en Bluetooth au smartphone (sous android). Ils s'utilisent comme un casque classique, pour écouter de la musique ou le son de vidéos. Grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle, ils permettent aussi d'accéder à Google Assistant, l'assistant personnel développé par Google, et ses fonctionnalités. Cela comprend notamment son outil de traduction automatique. Là ça devient intéressant ! L’outil peut permettre de traduire plus de 40 langues instantanément.
Proche des films de science-fiction, cette technologie paraît pouvoir supprimer définitivement la barrière des langues !
Une démonstration a été effectué en direct entre un suédois et un anglais. A priori, selon les interlocuteurs qui ont pu converser chacun dans leur langue natale par l’intermédiaire d’un smartphone, il n’y a pas de temps de latence et la traduction apparaît très efficace : « La personne qui porte les écouteurs indique d'abord à Google Translate, l'outil de traduction de Google, quelle langue elle souhaite traduire. Le logiciel analyse ensuite le discours de son interlocuteur, puis propose sa traduction dans l'oreille de l'utilisateur. Pour répondre, ce dernier prend la parole dans sa langue natale. L'appareil propose ensuite une traduction orale, diffusée sur le haut-parleur du smartphone, à l'interlocuteur étranger ».
Les Pixels Buds ont une autonomie d’environ 5 heures et sont vendus avec un boîtier de recharge.
Si le prix de 179 euros ne paraît pas exorbitant pour cette technologie, il reste un gros bémol pour nous français : leur commercialisation n’est d’abord prévue qu’aux Etats-Unis, puis ensuite, Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Australie et Singapour.

Le débat qui peut s’ouvrir autour de ce sujet est de savoir si combler des « lacunes » humaines par la technologie est forcément une bonne chose ? La question est posée….

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