Billets de morelle

Le Pen / Macron : leur vision des échanges internationaux !

Quels sont les avis des 2 candidats par rapport au commerce international ? Le Dico vous propose une petite synthèse de ce que pense les 2 candidats à la présidence de la République vis à vis de la thématique qui vous fait vous intéresser à mon site, à savoir la place de la France dans le Monde.
 

  1.  Deux visions diamétralement opposées sur l’Europe :


Du côté d’Emmanuel Macron on est pleinement pro-européen et il souhaite le renforcement notamment du couple Franco-Allemand.

Il émet quand même quelques critiques à l’égard du système actuel, notamment sur le volet « Industrie » de son programme en disant, je cite « l’Union européenne joue imparfaitement son rôle de régulation de la concurrence internationale ». Il souhaite à ce titre placer la protection de l’industrie européenne au sein d’une refonte de l’Union.

Ainsi, il propose « l’instauration d’un contrôle européen sur les investissements étrangers afin de défendre ensemble nos entreprises stratégiques », au « renforcement des procédures européennes anti-dumping afin de pouvoir agir plus rapidement et de manière plus dissuasive ». Il propose également la création d'un « procureur commercial » à l'échelle européenne qui « garantira la rapidité de ces mesures ». Il est aussi favorable à « un « Buy European Act » permettant de réserver l’accès aux marchés publics européens aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe 

Du côté Marine Le Pen : L’Europe c’est NON ! Accusée de tous les maux de la France, l’UE est un des axes prioritaires de la candidate du Front National, plus précisément, la sortie de la France de l’Union. Marine Le Pen propose dans son programme la mise en avant du patriotisme économique, le « Fabriqué en France » et offre d’organiser un référendum sur l’appartenance de la France à l’Union européenne (UE). Elle préconise un retour à une monnaie nationale pour que le pays retrouve sa souveraineté monétaire.

2.  Une opposition également totale sur la notion de mondialisation :

En effet, c’est le grand écart vis-à-vis de la mondialisation ! Perçue comme une chance économique par E. Macron et comme une menace pour le système social français par M. Le Pen.

Cette dernière, qui a fait du slogan "achetons français" sa marque de fabrique, a ainsi promis de renégocier les traités commerciaux internationaux et de rétablir des barrières douanières, en imposant une taxe de 3% sur certaines importations.
Elle propose par ailleurs de faire jouer la préférence nationale pour les marchés publics.

A l’opposé, Emmanuel Macron, ne remet pas en cause les accords commerciaux internationaux et souhaite renforcer le libre-échange, en validant notamment le CETA (accord commercial entre l'Union européenne et le Canada).

En conclusion, nous avons en présence deux visions de la place de la France dans le Monde qui s’opposent frontalement. Une opposition tellement nette que le choix entre les 2 candidats sur ce point-là n’entraîne aucune ambiguïté.

Et vous comment vous situez-vous ? Etes-vous favorable à l’ouverture économique, politique, intellectuelle, culturelle… sur le monde, ou au contraire, favorable à un plus grand contrôle des frontières pour mieux se protéger de « l’Autre », en estimant que le repli est possible sans dommages majeurs, et que le multiculturalisme est un danger pour l’identité nationale ?

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Business France et la DGDDI collaborent !

C’est le jeudi 20 avril  que Muriel Pénicaud, directrice générale de Business France et Rodolphe Gintz, le nouveau directeur général de la DGDDI (Direction Générale des Douanes et Droits Indirects) ont signé un accord de partenariat destiné à faciliter l’accès des entreprises françaises aux marchés étrangers.

Business France et la DGDDI vont, on pourrait dire enfin, favoriser les synergies entre leurs services respectifs pour accélérer le développement international des PME et ETI françaises.

Concrètement, les entreprises accompagnées par Business France à l’export bénéficieront, entre autres, d’un accès facilité aux cellules conseil aux entreprises de la douane, mises en place au sein de ses 42 directions régionales réparties partout en France pour offrir aux PME et ETI un conseil personnalisé et gratuit, adapté à leur schéma logistique.

Dans le cadre de cet accord, les entreprises qui s'adressent à Business France ou à la douane seront automatiquement orientées vers l'autre partenaire, selon leurs besoins. Ainsi, Business France pourra désormais aiguiller les PME et ETI qu’elle accompagne à l’export vers les services de la Douane. L’Agence publique sera en charge de la sélection et de la mise en relation des entreprises avec les équipes en région de la DGDDI, l’objectif étant de faciliter et accélérer la mise sur le marché de leurs produits en vue d’accroître leur chiffre d’affaires à l’export.
En parallèle, la douane mettra en place un référent « attractivité » au sein de ses équipes. Business France pourra solliciter ce référent pour le compte des investisseurs étrangers qu’elle accompagne, afin de répondre à leurs problématiques douanières.
Cet accord permet à Business France de compléter la gamme de services qu’elle propose à ses entreprises clientes en apportant une solution à l’un des freins majeurs des entreprises exportatrices. Elle renforce ainsi la chaîne de valeur du dispositif public d’accompagnement des entreprises à l’international et les accords qu’elle a signés avec les autres opérateurs publics ou privés : Bpifrance (financement et garantie), INPI (protection de la propriété intellectuelle), CCI, CCEF, OSCI… 

Cet accord ne peut être qu’un bonne chose dans l’éternel problème de la France dans ce domaine, à savoir, une volonté indéniable d’inciter les entreprises à aller vers l’international, d’indiscutables moyens mis en place mais un système tellement complexe que l’ensemble est finalement inefficace !

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Après des meubles, Ikéa se lance dans l'immobilier !

C’est en Islande que le géant suédois fait parler de lui en annonçant le jeudi 6 avril qu'il faisait construire un immeuble pour loger des salariés. Celui-ci sera implanté dans la banlieue de Reykjavik, capitale du pays, confronté à une pénurie de logements et sera destiné aux collaborateurs de l’enseigne.

L'immeuble sera achevé en 2018 et doit compter 35 appartements, dont 20 studios d'environ 25 mètres carrés, et 15 deux ou trois pièces allant jusqu'à 58 mètres carrés. Des surfaces considérées comme petites pour le pays mais qui donneront l’occasion au numéro un mondial de l’ameublement de montrer son savoir-faire en termes d’optimisation de l’espace. Car bien entendu Ikéa louera ses appartements meublés ! Les prix pratiqués seront plutôt inférieurs au marché avec par exemple pour le plus petit appartement, entièrement meublé, un loyer de 100 000 couronnes islandaises par mois (soit 837 euros), il faut compter 175 000 couronnes pour un T1 dans Reykjavik.

En effet, la capitale islandaise, où habitent près de deux tiers des 338.000 habitants du pays, est confrontée à une pénurie de logements due à une construction insuffisante face à la croissance démographique et à la conversion d'appartements en locations touristiques.
Avec cette opération, Ikéa entend bien œuvrer pour le bien-être de ses salariés et ainsi les fidéliser et augmenter leur efficacité.

On peut également se poser la question de savoir si cet essai n’est pas annonceur d’une nouvelle diversification surprenante (comme dans les assurance en 2014 dans son pays natal) du groupe suédois !

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