Billets de morelle

McDonald's ou l'art de faire du buzz mondial !

Le géant du Fast-food américain fait parler de lui dans le monde début 2017 !

En effet, Chez McDonald’s, on ouvre, on ferme ou on cède en permanence et aux quatre coins de la planète. En ce début d’année, 2 événements médiatiques permettent au clown Ronald d’être sur le devant de la scène.

D’abord en Italie ou McDo vient d’ouvrir un nouveau restaurant à Rome… à seulement une centaine de mètres du Vatican et de la place Saint Pierre. Une implantation de plus qui, par principe, agace notamment les défenseurs d’un centre-ville déjà bien pourvu en fast-food en tout genre et autres magasins de gadgets. Mais ce n’est pas tout ! Ce qui fait grincer les dents de beaucoup, c’est que la surface de 580 mètres carrés dédiés à la vente des burgers les plus connus de la planète, appartiennent et sont donc loués par l’administration du patrimoine du siège apostolique (APSA) qui gère l’immobilier du Vatican et où de nombreux cardinaux habitent…. Qui a dit que le Pape François critiquait la puissance des multinationales…. Enfin, pour éviter les foudres du ciel, il a été dit que les 30 000 euros de loyer mensuel pourraient être utilisé pour aider les nécessiteux du quartier !

Partons en Chine, où McDo fait parler de lui pour une cession historique !
Confronté à une concurrence de plus en plus dure sur le marché du fast food en Chine, le géant américain cède ses 1.750 établissements locaux détenus en propre au chinois Citic et au fonds américain Carlyle pour 2,08 milliard de dollars.
Selon le contrat annoncé lundi 9 janvier par les trois entreprises, les partenaires vont créer une nouvelle entité qui fonctionnera comme telle : Citic en détiendra 52 %, Carlyle 28 % et McDonald’s 20 %.
Le roi mondial du burger garde néanmoins l'ambition d'augmenter de 50 % son réseau de franchisés.
Arrivé en 1990 ou l’enseigne américaine était synonyme d’ouverture et de modernité, elle se retrouve aujourd’hui confronté à une concurrence locale féroce et un certain retour d’un sentiment antiaméricain.
Cet évènement est une tendance mondiale pour McDonald’s qui, confronté à une croissance insuffisante, prévoit de franchiser 95 % de ses restaurants dans le monde !

Lire la suite

L'automobile en Chine se porte bien !

Les premiers chiffres bilans de l’année 2016 commencent à tomber dans différents domaines. C’est le cas pour le marché automobile chinois.

La Chine, qui est le premier marché mondial pour l’automobile, a écoulé 28.03 millions de véhicules. Un niveau de vente qui a bondi de 13.7 % par rapport à l’année précédente ! La tendance était pourtant « inquiétante » (inquiétude à relativiser quand même…) ces 2 dernières années, puisque 2014 enregistrait +6.9 % et 2015 + 4.7 %. La tendance s’est inversée notamment grâce à des mesures préférentielles sur les taxes à l’achat.

Si cette embellie profite en premier aux constructeurs chinois avec une progression de + 20.5 % des ventes avec une part de marché qui atteint 43.2% pour les véhicules de particuliers, les constructeurs étrangers ne se plaignent pas de l’évolution. Le géant américain General Motors a annoncé une hausse de 7,1% de ses ventes en Chine l'an dernier à 3,87 millions de véhicules, son concurrent Ford une hausse de 14% à 1,27 million et le Japonais Toyota (n°1 mondial) une progression de 8,2%. Pour les européens on trouve Volkswagen qui aurait vendu 3.98 millions de véhicules en 2016 en Chine et devient ainsi le premier constructeur étranger du pays. Loin derrière arrive Renault (ou plutôt Dongfeng Renault) avec 36 525 unités vendues.

Notons toutefois que les observateurs restent sceptiques sur cette embellie sur le long terme. En effet, doper un marché grâce à des incitations de l’Etat n’est pas forcément gage de longévité.

Source pour les chiffres : l'Association chinoise des constructeurs automobiles (CAAM).

Afficher l'image d'origine

Lire la suite

Délocalisations, emplois et ressources : point de vue et perspectives

Aujourd'hui le Dico vous propose un billet de Jean Sliwa, un habitué du Dico et auteur de l'ouvrage "L'import-export présenté, expliqué et commenté aux TPE et Pme". Jean fait un zoom sur le phénomène de délocalisation.
Bonne lecture !

Dans son sens commun, la délocalisation est définie par le Larousse comme « le déplacement d'unité de production d'un pays vers un autre lié à la recherche d'un coût de production plus bas ». Elle est aussi selon ce dictionnaire en ligne « Utilisée essentiellement par les firmes multinationales » qui ont «pour objectif la recherche d'un environnement juridique plus favorable en matière de réglementation du travail, de fiscalité, des changes ou d'activités polluantes ». (http://www.larousse.fr/).

Pour nombre de personnes, de salariés, d’entreprises de production, de sous-traitants, de commerces environnants, pour les communes, en France, mais aussi pour de nombreux pays producteurs, elle signifie le plus souvent une perte d’emploi, de revenus et de recettes dans l’immédiat, des difficultés à retrouver un emploi et un avenir peu radieux pour les jeunes locaux. Et pour ces mêmes personnes et entreprises des pays d’implantation, l’inverse, à savoir du travail, des revenus, … le malheur des uns faisant – relativement - le bonheur des autres.

Pour les pays quittés, cette délocalisation se traduit corollairement par une hausse des versements des aides diverses et variées aux chômeurs, aux personnes démunies, etc., des dépenses donc, tandis que les recettes diminuent, bref, par une détérioration des budgets de l’Etat, des collectivités territoriales, des caisses de sécurité sociale, …et de la richesse de la nation.

En matière de commerce extérieur, dans le même temps, les exportations diminuent alors que les importations s’accroissent, comme souvent le déficit du commerce extérieur.

Globalement, de ces éléments, il ressort donc que les délocalisations et la recherche de prix bas coûtent chers, en termes humain, financiers, …sachant que les prix bas des produits importés profitent généralement aux bas revenus, d’autant que les gouvernements se refusent depuis longtemps à instaurer une TVA sociale sur ces produits, pour éviter précisément de les renchérir.

Pris dans le sens exclusif précité, la délocalisation est pavée de mauvaises intentions et de conséquences négatives unilatérales ancrées dans l’opinion dans une réalité quotidienne comme un mal absolu. C’est en tout cas le constat qu’en tirent les habitants des pays industrialisés notamment.

C’est oublier deux aspects qui contrebalancent ces inconvénients.

Le premier réside dans le fait que la délocalisation profite aux entreprises françaises qui établissent à l’étranger des filiales. La raison en est que les délocalisations s’inscrivent aussi dans un contexte de pénétration des marchés étrangers qui favorise leur essor, leur développement, les marques françaises, notre savoir-faire, le made in France, et par ricochet le tourisme français.

Considérant que ces entreprises ont tout intérêt à demeurer présentes et actives sur ces marchés internationaux face à leurs concurrents étrangers qui ne manqueraient pas en leur absence de s’approprier leurs parts. Ce qui porterait préjudice indirectement à l’état et aux citoyens des pays délocalisés.

Le second dans le fait que la France est aussi bénéficiaire de délocalisations/implantations d’entreprises étrangères qui ne viennent pas rechercher des bas coûts (ni un environnement juridique plus favorable en matière de réglementation du travail, de fiscalité, des changes ou d'activités polluantes), mais une opportunité de produire et de commercer sur les marchés français, européen et internationaux. En créant des emplois directs et indirects, en assurant des ressources, en réglant des impôts, des cotisations sociales, en exportant, etc., comme le relate le rapport annuel de Businessfrance.fr/ (http://invest.businessfrance.fr/), l’entité publique chargée de promouvoir à la fois les exportations des productions nationales et les implantations en France de sociétés étrangères.

Et ce, malgré les griefs récurrents faits au système fiscal et social français.

Sachant que ces implantations d’activités en France sont pareillement ressenties par les pays d’origine comme des délocalisations, quel que soit le but recherché, chaque pays ayant a priori intérêt à ce que ces activités s’exercent sur son propre territoire et non à l’étranger.

En conclusion, sauf changement de système, de politique économique contrainte, dont on ne peut être assuré de leurs réussites, il est difficile pour un gouvernement de s’opposer aux délocalisations si l’on favorise l’attractivité d’un pays et les implantations de sociétés étrangères, et d’évaluer dans tous ses aspects les effets en France et pour les français, en termes d’emplois, de ressources, etc., de ces stratégies de marché des entreprises et publique de l’état et des communes.

Des communes qui à la fois s’efforcent de conserver sur leurs territoires les activités des entreprises locales tout en favorisant ces implantations étrangères. Ce qu’elles font, concurrence oblige et pour les effets escomptés, en les aidant financièrement, avec l’état, les régions et les départements.

Afficher l'image d'origine

Lire la suite