Brexit, ce ne sera pas pour le 29 mars !

Vous pensiez en finir avec le suspens du Brexit le 29 mars ? Détrompez-vous ! Digne d’un suspens à la Hitchcock (il n’était pas britannique pour rien…), LE feuilleton géopolitique de ces 3 dernières années n’a pas fini de faire la Une des médias.
Donc fini le 29 mars ! Cette date qui nous sert de point de référence depuis le 23 juin 2016, se transforme en 12 avril ou 22 mai voir une autre date, selon les décisions qui seront prises prochainement.

Le Dico essaye de vous éclairer dans cet imbroglio politique !

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Jeudi 21 mars, Theresa May était venue quémander aux dirigeants européens un nouveau délai (30 juin) pour le Brexit, sans contrepartie au niveau du potentiel accord (négocié fin 2018 entre Theresa May et Bruxelles) que la Chambre des communes a déjà refusé à deux reprises de voter.

Devant le « danger » que représente un tel report et après de longues discussions, les dirigeants européens ont finalement proposé au Royaume-Uni deux options pour un report du Brexit au-delà de la date initialement prévue :

  • Un nouveau délai fixé au 22 mai. Selon Emmanuel Macron, cette date n’est pas anodine, « c'est la date limite avant les élections européennes (du 23 au 26 mai, ndlr) et que nous ne voulons pas qu'elles soient entachées de quelque risque juridique que ce soit. » Mais ce report accordé par l’Europe est soumis à une condition : Que les Parlementaires britanniques se prononcent sur l’accord de Brexit conclu avec l’Union européenne !
  • A partir de cette décision, 2 options possibles :
    • Soit l’accord sur le retrait prévu est accepté : les britanniques auront alors jusqu’au 22 mai pour finaliser le divorce à l’amiable ;
    • Soit l’accord subit un  nouveau rejet. Dans ce cas le Conseil européen décide de proroger jusqu'au 12 avril 2019 et attend du Royaume-Uni qu'il indique la voie à suivre avant cette date. Deux choix possible : Soit les britanniques organisent des élections européennes, ce qui leur permettraient alors de demander un nouveau report dont la durée n'a pas été fixée ; soit ils ne souhaitent pas participer à ces élections et là, les britanniques ne pourront plus faire partie de l’UE au-delà des élections européennes (26 mai).  La raison du 12 avril se justifie donc car au-delà, les Britanniques ne peuvent officiellement plus organiser ces élections européennes.

 

Tout repose plus que jamais sur la décision des parlementaires britanniques qui devraient se décider au cours de la semaine prochaine.