L’épargne, éternel sujet de préoccupation des ménages !

Confinements, couvre-feux, commerces et restaurants fermés, limitation des déplacements, les français ne savent plus quoi faire de leur argent et sont naturellement poussés à épargner. Si en temps normal, le français est plus froumi que cigale, la tendance s'est largement accentuée depuis le début de la pandémie, avec un taux d'épargne de 21.3 % en 2020 alors qu'il n'était que de 15 % en 2019.

Focus sur la très ancienne problématique du "bas de laine".

 

Cagr

L’épargne,  une réponse à la crise économique


Effectivement, la crise sanitaire a enclenché très rapidement un mécanisme d’épargne chez les méanges. D’abord qualifié de « forcée » puis ensuite de « précaution » cette épargne à été la réaction d'une grande majorité de français face à un événement d’envergure mondiale dont personne ne semble pouvoir dire quand il finira.
Selon la Banque de France, d’ici la fin de l’année 2021, les français devraient avoir mis environ 200 milliards d’euros en plus de ce qu’ils auraient épargné habituellement.
Une épargne qui se dirige essentiellement sur les deux produits phares des portefeuilles des ménages qui sont le Livret A et le Livret de développement durable et solidaire (LDDS). Ces produits d’épargne réglementée ont un niveau de collecte en hausse depuis le début de la pandémie, avec un niveau record pour le livret A en février dernier à 2.86 milliards d’euros de collecte nette
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A travers ce comportement la population française montre qu’elle a deux priorité face à la crise : de la sécurité et de la disponibilité.
Un comportement qui n’arrange pas le gouvernement qui voit dans ces liquidités bloquées une manne financière insuffisamment utilisable pour relancer la machine économique du pays. Il souhaiterait pouvoir inciter les ménages à dépenser leur épargne pour participer à la relance économique sans avoir à taxer !

Et en Europe ?


En temps normal la propension à thésauriser varie en fonction des cultures. La France se situe en bonne place parmi les pays qui épargnent le plus au niveau européen. Effectivement, les suédois, les allemands, les luxembourgeois et les français sont traditionnellement des fourmis, alors que les Anglo-Saxons, les Italiens ou encore les espagnols se situent plutôt en dessous de la moyenne.

Avec la pandémie, sans surprise, le taux d’épargne brut des ménages est grimpé à 16,9% dans la zone euro au premier trimestre 2020, alors qu’il était de 12,7% au quatrième trimestre 2019. Il s’agit de la plus forte augmentation depuis 1999.
Si la tendance générale est à la hausse, les comportement sont différents selon les pays et parfois opposés aux habitudes. Par exemple en Italie, le niveau d’épargne a atteint 16.8 milliards d’euros contre 3.4 mds en temps normal, idem pour le Royaume-Uni qui bas des records. En revanche, les allemands vont à contre-courant, une particularité culturelle qui fait que face à l’inquiétude, nos voisins d’outre-Rhin préfèrent avoir des liquidités.

Le choix du produit…

Si la pandémie met à peu près tout le monde d’accord sur une  tendance haussière de la propension à épargner, le dilemme du bon produit lui est toujours d’actualité ! Quel produit choisir ? Selon quels critères ?
Une expression bien française dit qu’on ne peut pas avoir à la fois le beurre, l’argent du beurre et la crémière… Que faut-il entendre par là ?
En termes d’épargne, il y a trois paramètres qui dictent le choix : le montant à épargner, le rendement et le niveau de risque.
Une logique simple dit qu’on ne trouve pas de produits à haut rendement sans risque. La notion de risque étant à l’appréciation de chaque investisseur et dépendant du montant disponible pour l’épargne notamment.
Il n’y a pas de recette miracle dans le domaine, le plus important est sans doute de se faire conseiller afin de trouver le ou les produits adaptés à chaque situation patrimoniale. Il existe pour cela un grand nombre de prestataires qui peuvent guider. En effet, au-delà des banques traditionnelles, le web permet d’accéder à une multitude de conseils et de préconisations. Encore faut-il trouver LE bon site.
L’accompagnement idéal est celui qui pourra s’adapter au profil de l’épargnant et expliquer les critères de choix : Connaître à l’avance la performance d’un l’investissement, son rendement,  expliquer le CAGR et les intérêts composés qui permettent d’apprécier un placement, ou encore les niveaux de risque des différents produits. 
Enfin, en plus de la diemension "pédagogique", savoir sortir des sentiers battus de l’épargne, être au fait des nouveautés et proposer des solutions innovantes sont également des éléments qui font la qualité d’un bon conseiller financier.

La problématique de l’épargne est universelle et n’est pas nouvelle.  Fin mars dernier se déroulait  la 9ème édition de la "Global Money Week", semaine de l'éducation financière. Organisée sous l’égide de l’OCDE cet événement mondial permet de former les jeunes aux problématiques de l’argent et les intéresser au monde de la finance. Avec cette année un thème générale qui était particulièrement adapté à la situation : « Take care of yourself, take care of your money », en français « Prenez-soin de vous et de votre argent » !