L'International tous Azimuts

Face à la densité de l’information au niveau international, Le Dico du commerce international vous propose un billet appelé « L’International Tous Azimuts ». L’objet de ce dernier est de compiler plusieurs sujets liés à l’actualité international sans en développer le contenu. Comme son nom l’indique, les sujets n’auront pas forcément de lien entre eux et pourront être sur des aspects très différents les uns des autres. Certains thèmes abordés pourront faire l’objet de développement futur suivant l’évolution du phénomène.
L’objectif est de permettre, dans le cadre d’une veille à l’international centrée sur le commerce au sens large, le milieu de l’entreprise, la géopolitique..., d’avoir une vision des éléments qui structurent et peuvent influencer le monde du commerce international.

Aujourd’hui « L’international tous Azimuts » vous propose les thèmes suivants : le mariage Renault-Fiat qui ne se concrétisera pas ; les terres rares un levier de négociation entre la Chine et les Etats-Unis et enfin le Brésil qui adhère au protocole de Madrid.

Place à l’info...

Boussole planete

Renault/Fiat, un mariage pas si évident pour tout le monde !

Il y a quelques jours le Dico vous annonçait les « fiançailles » entre deux constructeurs Renault-Nissan et Fiat Chrysler Automobile (FCA). La mariée était trop belle ! Ce jeudi, le constructeur italo-américain Fiat Chrysler a retiré son offre de fusion avec Renault. Dans un communiqué, la société affirme qu'elle "reste fermement convaincue de l'intérêt de son offre", mais que "les conditions politiques ne sont pas actuellement réunies en France".

Selon une source proche de Renault, la majorité des administrateurs étaient favorables au projet avec Fiat, à l’exception du représentant de la CGT qui s’est prononcé contre et des deux administrateurs représentant Nissan qui se sont abstenus. Les représentants de l’État ont de leur côté demandé un report du vote pour laisser au gouvernement le temps d’évoquer le projet directement avec Nissan qui n’est pas favorable à la fusion pour l’instant. L’union ne semble pas définitivement écartée mais plutôt reportée.
 

Les terres rares, un argument de poids dans les négociations entre Pékin et Washington

La Chine, premier producteur mondial de terres rares, indispensables dans le secteur de la haute technologie, a menacé ce mercredi 29 mai de limiter les exportations de ces minerais vers les États-Unis, sur fond de guerre commerciale entre les deux pays. 
Avant d’aller sur l’aspect négociation entre les deux puissances, précisons le concept de « Terres rares ». Les terres rares désignent un ensemble de 17 éléments métalliques : l'yttrium, le scandium, Lanthane et 14 autres éléments chimiques dits lanthanides. Ce sont pour la plupart des métaux malléables, d’aspect argenté. Ils sont très utilisés dans la fabrication de nombreux objets technologiques tels que des panneaux photovoltaïques, des batteries rechargeables, des smartphones, écrans plats, etc. et trouvent également leur place dans des domaines plus stratégiques comme la défense dans les radars, sonars ou missiles.
Le côté « rare » n’est pas à prendre au sens premier du terme, car effectivement les terres rares sont largement présentes sur la planète par rapport à d’autres métaux comme l’or ou l’argent. C’est plutôt rapport à la demande croissante dans les industries de pointe et donc au poids économique de ces éléments, considérés comme des métaux stratégiques, que la rareté intervient.
Et pourquoi ces matières interviennent-elles dans les négociations entre le Chine et les Etats-Unis ? Tout simplement parce que la Chine est le plus gros producteur du monde (120 000 tonnes en 2018, soit 70 % de la production mondial), contre à peine 15 000 tonnes pour le pays de l’Oncle Sam.
Pékin à donc laissé entendre qu’il pourrait suspendre ou limiter ses exportations de terres rares vers les Etats-Unis dans un contexte de guerre commerciale dure. Annonce à laquelle Donald Trump à rapidement réagi en lançant de grands programmes pour limiter la dépendance des USA à cette ressource !

Le Brésil « rejoint » Madrid...

Le Brésil formalise son adhésion au protocole de Madrid en publiant, le 30 mai dernier au Journal officiel brésilien, le décret concernant cette décision.
Ce protocole permet de demander l’enregistrement d’une marque (déjà déposée ou enregistrée dans son pays d’origine) dans tous les pays qui ont adhéré au protocole, par le biais de l’OMPI (Organisation Mondiale de Propriété Intellectuelle). Cela permet d’éviter que l’enregistrement doive être demandé individuellement dans chaque pays, simplifie la procédure, et confère au titulaire de la marque une priorité pour l’enregistrement en question.
Information importante pour les entreprises qui vise ce marché d’environ 210 millions d’habitants !

 

Ça bouge dans le monde, alors essayons de suivre !