L'Union européenne aime conclure des accords !

Les premiers mois de 2018 sont plutôt de bon augure pour le commerce extérieur français. Certes ce n’est pas du côté de la balance commerciale que les signes sont les plus favorables (déficit de 5.2 milliards en février), il y a cependant des raisons d’espérer que les choses s’améliorent.

En effet, il y a d’abord cette volonté du gouvernement d’agir pour favoriser le développement international des entreprises : politique en faveur de la compétitivité des entreprises, instauration d’une culture de l’export à travers un réseau d’accompagnement plus simple pour plus d’efficacité ou encore de nouveaux moyens de financement plus compétitifs.

Il y a ensuite les actions de l’Union européenne dans le domaine des négociations de libre-échange : Résumé d’un mois d’avril riche en perspectives d'échanges...

Ce n’est pas moins de trois projets d’accords commerciaux avec l’UE qui ont vu des avancés significatives, voir même entamer leur phase finale entre le 18 et 20 avril dernier.

C’est toujours sous la présidence de Jean-Claude Junker que la Commission a en effet réussi à finaliser les projets d’accord avec Singapour et le Japon, le 18 avril et de conclure positivement avec le Mexique, le 20 avril, les négociations pour moderniser le traité commercial existant avec ce pays.

Si l’accord avec le Japon, le JEFTA, est considéré comme l’un des plus gros accords bilatéraux jamais négocié en matière commerciale (voir la définition du JEFTA dans le Dico), celui avec Singapour est le premier conclu avec un membre de l'ASEAN. Il constitue à ce titre une porte d'entrée pour les autres accords que l'Union européenne négocie actuellement avec les États membres de l'association régionale.

Concernant l’accord avec le Mexique, il s’agit donc d’une « modernisation » du traité qui existe avec l’UE depuis 2000. Outre, le message que ce nouvel accord envoi au Président Trump, il permettra notamment d’éliminer des droits de douanes résiduels (par exemple sur des produits alimentaires tels que les pâtes ou le chocolats), la reconnaissance par le Mexique de 340 indications géographiques européennes, une ouverture de ses marchés dans les télécommunications et les transports mais aussi l’acceptation par Mexico du nouveau système de règlement des différends proposé par Bruxelles…

Rappelons que l’UE est le troisième partenaire commercial du Mexique et, avec 128 millions d'habitants, le Mexique est le deuxième partenaire commercial de l'UE en Amérique latine, après le Brésil. La valeur totale des échanges commerciaux entre l'UE et le Mexique s'élève à 62 milliards d'euros pour les marchandises (2017) et à 15 milliards d'euros pour les services (2016). Les exportations de marchandises de l'UE vers le Mexique ont atteint 38 milliards d'euros (2017), montant auquel s'ajoutent 10 milliards d'euros d'exportations de services (2016).

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