Le Covid-19 met les Etats-Unis à terre

Le Covid-19 met les Etats-Unis à genou
 

Le coronavirus a frappé pratiquement tous les pays du monde, faisant des milliers de victimes. En conséquence, presque tous les pays ont mis en place des mesures de confinement strictes, que ce soit à l’entrée ou à la sortie. Certains encore ont mis en place leurs propres protocoles de quarantaine ou, plus précisément, de quatorzaine.

Les Etats-Unis sont indubitablement dans le camp des « mauvais élèves » en la matière, payant un lourd tribut économique, sanitaire et social. Des informations contradictoires faisant état d'une réouverture des frontières font rage, dans un contexte où les opérateurs touristiques tirent la sonnette d’alarme, licenciant à tour de bras. Pourra-t-on se rendre aux Etats-Unis d’Amérique cette année ?

Donald Trump se veut intraitable : « aucun Européen n'est le bienvenu »
 

Lorsqu'il est apparu clairement que le coronavirus allait devenir une pandémie mondiale, le gouvernement américain a pris des mesures rapides pour interdire l'entrée de tout voyageur étranger. Outre les pays d'Afrique et d'Asie, cette interdiction de voyager visait également l'Union européenne.

La règle est simple : si vous avez séjourné dans un pays d'Europe au cours des quatorze jours précédant votre voyage aux États-Unis, vous ne serez pas autorisé à entrer dans ce pays. La France est bien entendu concernée. Peu importe que vous ayez un visa en cours de validité ou que vous soyez titulaire d'une autorisation de voyage électronique ESTA. Les seules exceptions concernent les personnes ayant la nationalité américaine et leurs conjoints. Toutefois, cette intransigeance sur la porosité des frontières n’a pas été complétée par des mesures de confinement strict comme ce que l’on a vécu en Europe.

Quid de votre autorisation de voyage ESTA ?
 

L’ESTA est une autorisation de voyage électronique accordée aux ressortissants d’une quarantaine de pays exemptés de visa pour se rendre aux Etats-Unis d’Amérique pour un voyage d’affaires ou un séjour touristique d’une durée maximale de trois mois. La demande d’ESTA officielle s’effectue en ligne et est généralement traitée dans les 72 heures, voire dans l’heure : rappelez-vous que l’ESTA est indispensable pour un voyage d’affaire aux USA, à défaut d’un visa.

 

Quid de l'ESTA en ces temps de pandémie ? Cette autorisation de voyage, qui est d’ailleurs l’autorisation de ce type la plus plébiscitée par les voyageurs européens (loin devant l’AVE du Canada et l’ESTA de l’Australie) peut en théorie toujours être demandée. La demande sera traitée normalement et si le service d'immigration américain ne détecte aucune erreur dans les informations que vous fournissez, elle pourrait même être approuvée. Mais cela ne signifie pas que vous serez autorisé à entrer sur le territoire américain.

L'interdiction de voyager pour cause de coronavirus est prioritaire et passe avant l’autorisation de voyage électronique ESTA et tout type de visa. Que vous soyez originaire d'Europe, d'Afrique ou d'Asie, si votre cas particulier tombe sous le coup de l'interdiction de voyager, vous ne serez pas autorisé à entrer aux États-Unis même avec un dossier bien ficelé.

Toutefois, et comme les frontières américaines ne peuvent être fermées indéfiniment, nous vous conseillons chaleureusement de formuler votre demande ESTA si vous prévoyez de vous rendre au Pays de l’Oncle Sam… car une ESTA valide reste fonctionnelle pendant deux ans à partir du jour où elle a été délivrée.

Quelles perspectives ?
 

Ce n'est un secret pour personne : les États-Unis sont aujourd’hui le pays le plus durement touché par la pandémie de coronavirus. Le nombre de décès atteint le chiffre effarant de 451 000 (19 juin 2020) et des millions de personnes ont demandé à bénéficier de la sécurité sociale car elles ont perdu leur emploi. L'idée que l'actuelle interdiction de voyager puisse être levée à tout moment semble s’éloigner de plus en plus, même si le pays ne peut se permettre une prolongation du statu quo actuel.

Au niveau national, cependant, des appels ont commencé à être lancés pour que les mesures strictes de quarantaine soient levées. Le président américain Donald Trump semble partager ces sentiments, puisqu'il a lui-même exprimé son mécontentement quant à la manière dont les choses sont gérées. La solution la plus immédiate serait l’ « invention » d’un vaccin, mais les plus optimistes tablent sur une disponibilité en 2021. D'ici là, chaque pays devra décider lui-même de l’arbitrage à faire entre la santé publique et l’économie, bien que les deux soient incontestablement liées.