Le e-commerce, un mode de distribution fait pour l’international !

Alors que le monde de la grande distribution est en pleine interrogation sur son avenir et semble obligé de revoir les méthodes qui ont fait son succès, une autre forme de commerce se porte bien et même très bien au niveau mondial, c’est le e-commerce.

On considère qu’en janvier 2019 il y avait 4.02 milliards d’internautes dans le monde pour plus de 1.60 milliards de sites web ! Une tendance qui ne fait que s’accentuer au fil des années et qui ne semble pas vouloir s’inverser, bien au contraire.

Analyse d’une forme de commerce en ébullition !

Trafic internet monde anton balazh shutterstock

Le e-commerce, une affaire mondiale !

Alors que Jack Ma, le grand patron du géant du e-commerce chinois Alibaba prend sa retraite, que les GAFA sont dans la ligne de mire du fisc français avec Google qui s’engage à payer 1 milliard d’amende à la France, le e-commerce, lui, ne s’est jamais aussi bien porté !
On estime que le chiffre d’affaires de ce mode de vente atteindra en 2021, 4 500 milliards de dollars US et qu’il représentera plus de 15 % des ventes au détail dans le monde.

Certes tous les pays ne représentent pas le même potentiel. En effet, entre la Chine qui est le plus gros marché e-commerce au monde (630 milliards de dollars), juste devant les Etats-Unis (500 milliards de dollars) et le continent africain (environ 17 milliards dollars) c’est le grand écart.
Cependant, le constat est que le e-commerce est présent partout et permet à une entreprise de n’importe quel pays de potentiellement vendre sur l’ensemble de la planète.
C’est ce marché potentiel à l’échelle de la planète mais aussi la facilité de créer un site qui explique en partie le développement de la vente sur le web.

Créer un site « vendeur », devient presque une formalité...

Il est certain qu’il y a quelques années créer un site de vente sur internet demandait des compétences pointues que seules les personnes ayant suivi une formation dans le domaine pouvaient mettre en œuvre.
Aujourd’hui ce n’est plus le cas !

Que ce soit un particulier qui décide de créer son business, ou une entreprise qui décide de réaliser un site pour diversifier ses canaux de distribution notamment pour exporter, on va dire que concevoir un site de e-commerce devient accessible à tous.
La première solution est d’avoir soit même les compétences pour le faire... pas forcément évident même si une multitude de formations existe dans ce domaine.

L’autre solution est de faire appel à un prestataire de service qui peut vous faire votre site selon vos désidératas. Là c’est l’aspect financier qui peut vite constituer un frein !

La troisième solution est de le faire soit même en passant par des outils de création, appelé CMS (Content Mangement System) qui permettent de créer un site e-commerce aussi simplement que de réaliser un document sur un traitement de texte. Ce type d’outil a largement favoriser le développement du commerce en ligne en permettant l’accès aux techniques de création de site sans maîtriser les langages informatiques complexes.

Une fois le site construit, direction l’étranger !

Par définition, une fois en ligne, le site que vous avez construit est automatiquement international, donc accessible de partout dans le monde. C’est la spécificité d’internet, il n’y a pas de frontière !
Le site de e-commerce que vous avez conçu devient systématiquement et sans aucune démarche une vitrine de votre offre dans le pays de création mais également dans les autres.
Certes, cela ne veut pas dire que vous aurez forcément des clients étrangers, mais cela reste une possibilité, notamment si vous mettez en œuvre un certain nombre d’actions dans ce sens : traduction, adaptation de la présentation...

Le e-commerce « cross-border », une tendance !

Le e-commerce est véritablement une opportunité pour porter son offre au-delà de ses frontières à moindre coût. Ce commerce à l’étranger se nomme e-commerce « cross-border » ou encore « transfrontalier ». Si, il y a encore quelques années, les transactions « entreprise-particulier » (B to C) sont largement restées nationales, selon la FEVAD, plus de la moitié des sites marchands (66%) vendent aujourd’hui à l’international.
Il apparaît qu’en Europe, 50 % des acheteurs sur internet effectuent leurs achats auprès de vendeurs d’autres pays (UE et hors UE).
En France, ce segment est celui avec le plus haut taux de croissance et représente 19% de toutes les ventes e-commerce (15% pour les autres pays européens) et plus de la moitié des internautes français achètent régulièrement sur des sites étrangers.
Les pays d’où sont expédiés les marchandises sont le plus souvent l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Belgique, les Etats-Unis ou la Chine.

 

Une forme de commerce en plein développement au niveau mondial, une facilité pour créer son propre site de vente en ligne et une tendance bien marquée au cross-border, le e-commerce n’a pas fini de créer des vocations de e-exportateur !