Pandémie Covid 19 : entre ralentissement économique et transition vers le commerce électronique

La propagation du Covid 19 à l’échelle planétaire n’a pas laissé l’économie mondiale indemne. Fermeture des frontières, limitation des flux humains, et procédures de confinement, ces faits ont participé à la récession de l’activité économique dans le monde. En marge d’une distanciation sociale impérative pour la survie, les commerces traditionnels et présentiels ont été forcés de fermer leur porte. Dans cette tragédie économique, une lueur d’espoir a vu le jour à travers l’espérance d’une relance ou d’un maintien de la fibre économique par le commerce électronique. En cause, l’interdiction de sortir de chez soi, les échanges s’effectuent virtuellement à travers le web, insufflant au commerce électronique un élan bondissant.
Toutefois, bien que l’émancipation du e-commerce à travers la métamorphose des activités qui en va de leur survie, apporte de l’espoir à une relance des activités économiques, il n’en reste pas moins qu’elle serait insuffisante. Zoom sur ce phénomène de commerce électronique en période de ralentissement des activités.

Ralentissement économique, la banque mondiale retrace la situation


Bilan économique de l’influence de la pandémie du Covid 19 à l’échelle planétaire, la Banque mondiale est unanime, toutes les régions enregistreront une récession du revenu par habitant. Dans son communiqué de presse en date du 8 juin 2020, la Banque mondiale dessine un bilan économique peu encourageant pour le commerce mondial. En cause, selon cette organisation, la pandémie du Covid 19 aurait engendré, des suites du phénomène de confinement globalisé ces derniers mois, une chute de 7 % de l’activité économique dans les pays avancés. Dans les pays en voie de développement ou dépendants du commerce international, ces répercussions seraient de plus grandes ampleurs. Toutefois, la Banque mondiale reste optimiste quant à la reprise des activités et prévoit selon un scénario de base une reprise des activités en milieu d’année, en espérant un rebond économique mondial à 4,2 % en 2021 avec un taux de croissance estimé à 3,9 % pour les pays développés et 4,6 % dans pays en expansion économique. Ce scénario est toutefois nuancé par une possible recrudescence de la pandémie. Actuellement, les différents pays du monde entament le processus de déconfinement pour reprise lente des activités économiques, la peur d’une reprise de la maladie est toujours présente.

 

Avantages du e-commerce et comportement d’achat du consommateur



Confinement oblige, la situation engendrée par la pandémie du Covid 19 a mécaniquement contribué à la hausse du phénomène de e-commerce. Accélérateur de transition du commerce traditionnel vers le commerce dématérialisé, la crise sanitaire a confirmé l'instauration de nouvelles relations entre commerçants et consommateurs à travers le web.
En effet, cette période historique a mis le consommateur face à deux problématiques : faire face à une baisse de son pouvoir d'achat (perte totale d'activité, chômage partiel...) et trouver des biens sans sortir de chez soi. Pour ce dernier point on comprend aisément en quoi la technologie internet a joué un rôle primordial.
Pour la question de palier à une baisse des revenus, il faut expliquer en quoi le e-commerce permet au consommateur de faire des économies et ainsi limiter les effets de la crise économique.
La première chose et sans doute l'une des plus importante est qu'internet permet d'avoir accès facilement à des prix qui sont globalement inférieur aux prix pratiqués dans les commerces physiques. C'est notamment le cas avec les sites spécialisés sur la mise en avant de promotion, codes promo et autres remises. Des sites qui permettent de réaliser de substantielles économies sur l’ensemble des univers de consommation qui concerne un ménage.
Une autre particularité du e-commerce qui permet de faire des affaires, c’est l’offre des entreprises qualifiées de « pur player », c’est-à-dire uniquement présente sur le web. C’est entreprise ont la possibilité de proposer des produits et/ou service à des prix en-dessous de ce qui se pratique dans les commerces traditionnels. La raison est simple, ces sociétés du web n’ont pas forcément les mêmes charges de structure que les autres. C’est notamment sur le coût que représente un le loyer d’un commerce et son aménagement qui peuvent faire la différence. Le e-commerçant peut se contenter de travailler dans un simple bureau qui ne demande pas d’effort de merchandising.
Enfin, un dernier point permet de justifier qu’internet soit source d’économie pour un foyer, c’est la multiplication de l’offre et la confrontation facile des propositions commerciales. En 2019, on dénombre plus de 180 000 sites e-commerce actif, c’est autant de « magasins » que le consommateur peut visiter en quelques clics pour comparer et trouver le produit le plus approprié à son budget. Il peut également se faire assister par les comparateurs de prix qui font le travail de façon très simple et gratuite.


Une confirmation plus qu’une nouvelle tendance...
 

Si durant les périodes de confinement, les grands pays européens tels que la France, l’Allemagne ou encore la Grande-Bretagne, ont enregistré une hausse importante des échanges liés au commerce en ligne, ce n’est que la confirmation d’une tendance déjà engagée depuis de nombreuses années. Certes n’ayant aucun choix, compte tenu des mesures de distanciations sociales et notamment de confinement, les consommateurs n’ont eu d’autre choix que de s’adapter et de se tourner vers le commerce digital pour s’approvisionner mais aussi pour résister économiquement.
Ce constat explique la croissance des ventes en ligne et la métamorphose des habitudes d’achat du consommateur mais ne doit pas cacher que cela correspond à une tendance de fond et non une adaptation ponctuelle à un environnement perturbé.
Cette recherche d’économie, de bonnes affaires qui devient une véritable quête des ménages était déjà affirmé dans notre société à travers la crise des gilets jaunes ; Ainsi, le commerce électronique servira sans aucun doute de pansement aux blessures économiques accentuées par le covid 19.