PSA veut vivre son rêve américain !

C’est le 26 février dernier que Carlos Tavares, le PDG de PSA annonçait que Peugeot effectue son retour aux Etats-Unis. Un retour ?

Effectivement, l’histoire de PSA outre Atlantique n’est pas nouvelle et date même de plus de 50 ans. Retour sur une expérience... douloureuse !

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Des débuts pas si mauvais, mais...

La marque au lion était déjà présente aux Etats-Unis dès la fin des années 1950.
C’est sur une incitation du gouvernement français de l’époque pour que les constructeurs automobiles tricolores accentuent leurs exportations, que Peugeot décide de se lancer dans l’aventure au pays des cow-boys.
Les premiers pas de la marque se passent bien avec le modèle de la 403 et le constructeur ira même jusqu’à créer sa filiale New York Peugeot Incorporated qui s’occupait alors du service après-vente et de la promotion de la marque.

Mais l’engouement fût de courte durée... Les ventes de la 404 se feront en demi-teinte ; vient alors la 504 qui sortira son épingle du jeu grâce à son moteur diesel (les Etats-Unis sont alors en pleine crise pétrolière). D’autres modèles passeront quasiment inaperçus jusqu’à la 505 qui se vendra à quelques milliers d’exemplaires notamment aux taxis new-yorkais. C’est d’ailleurs une opération de promotion qui avait couté très cher à Peugeot à l’époque.

La fin de l’épopée américain prendra fin au début des années 90 pour le constructeur sochalien.

Analyse d’un échec français.

Si les Etats-Unis sont un marché à fort potentiel, il est également difficile d’accès et les faux pas en matière de qualité, de sécurité ou d'anti-pollution ne pardonnent pas.
Avant de quitter les Etats-Unis, les modèles Peugeot étaient d'ailleurs classés systématiquement aux dernières places dans les enquêtes auprès des consommateurs.

L’analyse de cet échec mais également celui des autres constructeurs français (Renault et Citroën ont connu le même sort, Peugeot était même le dernier à quitter le marché) permet selon les experts de dégager quelques raisons :  Normes différentes entre la France et les Etats-Unis qui obligeaient à une adaptation du moteur qui le rendait malheureusement plus fragile ; les produits chimiques utilisés pour le déneigement (et différent du sel français) faisait rouiller les voitures françaises ; un prix un peu trop élevé et un réseau de distribution non adapté à la dimension du pays.

Aujourd’hui PSA vient prendre sa revanche, mais avec prudence !

Alors que le groupe connaît des difficultés pour s’imposer hors du continent européen qui représentait 79% de ses ventes en 2018 (avec par exemple une chute de 32% de ses ventes en Chine), c’est avec une stratégie originale que Peugeot cherche à mettre fin à la malédiction des constructeurs français aux Etats-Unis.

C’est une démarche par étapes sur une durée de 10 ans qui est prévue : Octobre 2018, première étape avec le lancement d’une offre d’autopartage à Washington sous la marque de services de mobilité de PSA Free2Move ;
Deuxième étape : introduire des véhicules de PSA dans ces flottes d'autopartage ;
Troisième étape, vendre des véhicules de la marque (ou des marques) avec une fabrication éventuelle dans le pays.

Souhaitons à PSA de pouvoir enfin vivre son rêve américain !