Trader ou investir, il faut choisir !

Au-delà de l’aspect sanitaire, une autre conséquence de la crise du coronavirus est d’avoir incité ou plutôt obligé la population à épargner en France comme à l’étranger. Selon le Financial Time, l’épargne des ménages dans le monde atteint près de 4 500 milliards d’euros !

Si on se pose la question de savoir comment se traduit cette épargne en termes de produit financier, comme le souligne de nombreux articles de la presse spécialisée, la collecte du livret A et du livret de développement durable et solidaire ont battu des records et ce malgré un niveau de rémunération très modeste (0.50 %). Mais pas seulement… Il y a aussi la bourse !

Le Dico du commerce international vous invite à une petite balade dans l’univers du Nasdaq, New York Stock Exchange et autres Dow Jones
 !

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Une question de personne !

Boursicoteur, tradeur, deux termes qui certes désignent une personne en lien avec l’univers boursier mais qui ne représentent pas la même façon de l’appréhender.
En effet, le boursicoteur est plutôt un particulier qui s’essaye avec plus ou moins de régularité à placer son argent en bourse. Sans en faire une activité professionnel, son objectif est de diversifier son épargne et surtout l’espoir de gains supérieurs à ce que proposent les produits financiers traditionnels. Selon l’AMF, l’Autorité des marchés financiers, on estime qu’en France il existe environ 1.344 millions de boursicoteurs.

Le trader lui est un professionnel de la finance. C’est donc une activité professionnelle qui peut être exercé pour le compte d’un tiers (des clients ou un employeur) ou pour son propre compte. De par la diversité de profil et de façon d’exercer ce métier, il est difficile de comptabiliser le nombre de traders en exercice. Au niveau mondial on peut estimer ce chiffre à plus de 14 millions de professionnels.

Si les deux catégories d’individu ont le même objectif, faire fructifier son argent au gré des cours boursiers, en revanche leur philosophie n’est pas la même.

Investir ou trader, that is the question ?

Pour un particulier, Investir en bourse peut se faire de différentes manières qui correspondent aux objectifs que l’on souhaite atteindre en termes de risque, de rendement ou encore d’échéance.
C’est ce qui oppose les deux approches que sont « trader » et « investir ».
Trader (ou le trading) signifie que l’objectif est de réaliser des gains « important » à court terme. Concrètement le délai entre l’achat et la revente d’un titre peut être très court : quelques secondes dans des cas extrêmes, quelques heures, quelques jours. Le but est donc de faire des profits sur la revente d’action qui ont le potentiel de monter très rapidement. C’est par exemple le cas lors des introductions en bourse. On est dans le domaine de la pur spéculation.

Investir, c’est l’inverse ! On cherche à créer de la valeur mais sur du long terme. Là on ne parle plus en heures ou jours mais plutôt en années. C’est-à-dire que dans ce cas le choix d’un titre est lié à l’entreprise qui est derrière, ses perspectives de développement, sa stratégie… L’investisseur détient une part de l’entreprise qui pourra fructifier si l’activité de cette dernière se développe sur du long terme.

Pour finir sur la différence entre ces deux techniques, on peut dire que dans son choix, le trader analyse et se focalise sur la courbe de prix de l’action alors que l’investisseur s’intéresse à l’entreprise et son business.

L’effet COVID  !

La crise sanitaire a eu un effet sur l’attrait des placements en bourse. Paradoxalement, alors que le CAC 40 perdait 40 % de sa valeur en quelques mois au début de crise, le nombre de boursicoteurs, lui, explosait !
En effet, la COVID a poussé les ménages français à investir en bourse. 150 000 nouveaux investisseurs ont fait leur apparition entre février et avril 2020. Un succès qui ne se dément pas sur le premier trimestre 2021 où environ 772 000 particuliers ont réalisé une transaction, chiffre en hausse par rapport à N-1 et qui constitue le plus haut niveau depuis un an.
Par rapport à cet engouement, dans un communiqué de l'AMF, son président, Robert Ophèle, se réjouit de ces chiffres, mais espère que "cette évolution s'inscrive bien dans une perspective de long terme et ne se traduise pas par des prises de risques excessives".

Ce sera le mot de la fin, la prudence est de mise ! Le placement financier en bourse demande plus que tout autre investissement rigueur mais aussi méfiance et humilité. La bourse peut effectivement être très rentable mais aussi très instable et risqué. Un accompagnement, une assistance sont sans doute une solution pour franchir le pas sans chuter.