Brexit ou l'histoire d'un divorce difficile !

C’était le 23 juin 2016... le référendum en faveur du Brexit (avec seulement 52 %) faisait basculer le Royaume-Uni dans une période d’instabilité politique.
Hier, le 15janvier 2019, à moins de trois mois de la séparation effective entre les britanniques et l’Union Européenne, ce feuilleton géopolitique qui tient en haleine et suscite beaucoup d’inquiétude de part et d’autre de la Manche a pris un nouveau virage !

Brexit

Les députés britanniques ont largement rejeté mardi dans la soirée l'accord de Brexit difficilement négocié par la Première Ministre britannique avec Bruxelles pendant des mois, par 432 voix contre 202 pour.
Une cinglante défaite pour Theresa May bien que celle-ci était largement annoncée depuis plusieurs semaines. Selon les premiers commentaires, il s’agit de la plus lourde défaite essuyée par un dirigeant britannique depuis les années 1920. Les réactions ont été rapide, notamment par l’opposition qui a présenté une motion de censure contre le gouvernement, qualifiant de "historiquement catastrophique" ce résultat...

Et maintenant ?

Incertitude... ce mot résume la situation politique du Royaume-Uni. Plusieurs scénarios se dessinent mais sans aucune certitude de réalisation dans un sens ou dans l'autre.
Pour commencer, Theresa May doit faire face à la motion de censure déposé par le leader travailliste Jeremy Corbyn. Si le Parlement renouvelle sa confiance à la cheffe du gouvernement doit présenter un « plan B » de retrait au plus tard lundi 21 janvier.
Plusieurs options sont envisageables : Soit engager de nouvelles négociations avec Bruxelles, soit demander un report de la date officielle du divorce fixé le 29 mars à 23h, c’est-à-dire une suspension de l’article 50 du Traité de Lisbonne.

Dans ce contexte tout reste possible, la possibilité d’un Brexit sans accord (no deal) que redoute les milieux économiques et observateurs de la situation, mais pourquoi pas aussi un nouveau référendum comme le réclament de nombreux britanniques.

Ce qui est certain c’est que les choses vont devoir se décider rapidement et que le Brexit n’a pas fin de faire couler beaucoup d’encre !